Un salarié en contrat à durée déterminée (CDD) victime d’un accident sur son lieu de travail bénéficie exactement des mêmes droits qu’un salarié en CDI. Pourtant, dans la pratique, les travailleurs en CDD sont souvent moins bien informés de leurs protections et hésitent davantage à faire valoir leurs droits, par crainte de ne pas voir leur contrat renouvelé ou de contrarier l’employeur. Cette page détaille l’ensemble des droits, démarches et recours disponibles pour toute personne victime d’un accident du travail en CDD, depuis la définition juridique jusqu’aux procédures d’indemnisation et aux actions contentieuses possibles, notamment la reconnaissance d’une incapacité permanente.
Sommaire :
- Définition de l’accident du travail en CDD
- Des droits identiques à ceux du salarié en CDI
- Déclaration de l’accident du travail en CDD
- Indemnisation de l’accident du travail en CDD
- Fin du CDD et accident du travail : quelles conséquences ?
- Faute inexcusable de l’employeur en CDD
- Les recours du salarié en CDD victime d’un accident du travail
- Questions fréquentes
Définition de l’accident du travail en contrat à durée déterminée
Un accident du travail en CDD obéit à la même définition légale que tout accident du travail. Il s’agit d’un événement soudain survenu par le fait ou à l’occasion du travail, quelle que soit la nature du contrat liant le salarié à l’employeur, et qui entraîne une lésion corporelle ou psychologique.

« Est considéré comme accident du travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise. »
Cette définition englobe plusieurs situations concrètes pour le salarié en CDD :
- Pendant les heures de travail : sur le poste de travail, dans l’atelier, sur le chantier, dans les bureaux.
- Dans les locaux de l’entreprise : y compris pendant les pauses (cantine, vestiaire, parking de l’entreprise).
- Lors des déplacements professionnels : missions, déplacements entre deux sites.
- Sur le trajet domicile-travail : il s’agit alors d’un accident de trajet, qui bénéficie d’un régime similaire.
Dans le cas où le contrat de travail en CDD n’a pas encore été formellement signé mais que le salarié a commencé à travailler, le lien de subordination existe dès le premier jour de travail effectif. La personne est donc couverte par la législation sur les accidents du travail. En revanche, cette protection ne s’applique pas lors d’un simple entretien d’embauche, car aucun lien de subordination n’existe à ce stade.
Des droits identiques à ceux du salarié en CDI
C’est un point fondamental que tout salarié en CDD doit connaître : la nature du contrat de travail (CDD, CDI, intérim, contrat saisonnier) n’a aucune incidence sur les droits en matière d’accident du travail. Le Code de la sécurité sociale et le Code du travail ne font aucune distinction selon le type de contrat.
« Les dispositions légales et conventionnelles ainsi que celles résultant des usages applicables aux salariés liés par un contrat de travail à durée indéterminée s’appliquent également aux salariés liés par un contrat de travail à durée déterminée, à l’exception des dispositions concernant la rupture du contrat de travail. »
Le salarié en CDD bénéficie donc de :
- La prise en charge intégrale des soins liés à l’accident du travail (frais médicaux, chirurgicaux, pharmaceutiques, de rééducation).
- Le versement d’indemnités journalières en cas d’arrêt de travail.
- L’attribution d’une rente d’incapacité permanente en cas de séquelles.
- La possibilité d’engager une action en faute inexcusable de l’employeur.
- Une protection contre le licenciement pendant l’arrêt de travail.
Les salariés en CDD et en intérim représentent une part disproportionnée des accidents du travail en France. Selon les données de la CNAM, les travailleurs temporaires ont un taux de fréquence d’accidents du travail environ deux fois supérieur à celui des salariés en CDI, notamment en raison d’une formation insuffisante aux postes de travail et d’une moindre connaissance des risques.
Déclaration de l’accident du travail en CDD : les étapes
La procédure de déclaration d’un accident du travail est identique pour un salarié en CDD et un salarié en CDI. Il est cependant crucial de respecter scrupuleusement les délais, car certains employeurs peu scrupuleux peuvent tenter de minimiser l’accident ou de dissuader le salarié en CDD de le déclarer.
Étape 1 : Informer l’employeur dans les 24 heures
La victime doit informer son employeur (ou son supérieur hiérarchique direct) de l’accident dans les 24 heures suivant l’événement, sauf cas de force majeure. Cette information peut être donnée oralement, mais il est vivement recommandé de la confirmer par écrit (lettre recommandée avec accusé de réception, e-mail avec accusé de lecture) afin de conserver une preuve.
Il est essentiel de bien préciser qu’il s’agit d’un accident du travail et non d’un simple malaise ou d’un accident personnel.
Les salariés en CDD sont particulièrement vulnérables face aux pressions de l’employeur. Certains employeurs cherchent à éviter la déclaration d’accident du travail pour ne pas voir leur taux de cotisation augmenter. Si l’employeur refuse de déclarer l’accident, la victime peut effectuer elle-même la déclaration directement auprès de la CPAM dans un délai de deux ans à compter de la date de l’accident.
Étape 2 : Consulter un médecin et obtenir un certificat médical initial
La victime doit consulter un médecin le plus rapidement possible. Le médecin établit un certificat médical initial (CMI) qui décrit les lésions constatées et prescrit, le cas échéant, un arrêt de travail. Ce certificat est un document capital : il établit le lien entre les lésions et l’accident. La victime doit en conserver un exemplaire et en envoyer un à la CPAM.
Étape 3 : L’employeur effectue la déclaration d’accident du travail (DAT)
L’employeur dispose de 48 heures (jours ouvrables) pour adresser la déclaration d’accident du travail (DAT) à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) du salarié, via le formulaire Cerfa n° 14463*03. Il doit également remettre au salarié une feuille d’accident qui permet la prise en charge des soins à 100 %.
Si l’employeur refuse ou tarde à effectuer la déclaration, la victime peut saisir directement la CPAM par lettre recommandée. Il est conseillé de joindre le certificat médical initial, un récit détaillé des circonstances et, si possible, des attestations de témoins. Pour plus d’informations, il est possible de consulter le site service-public.fr concernant les maladies et accidents du travail dans le secteur privé.
Étape 4 : L’instruction par la CPAM
La CPAM dispose d’un délai de 30 jours (pouvant être prolongé de 60 jours en cas d’investigations complémentaires) pour statuer sur le caractère professionnel de l’accident. Pendant l’instruction, la victime bénéficie d’une prise en charge provisoire des soins.
Indemnisation de l’accident du travail en CDD
L’indemnisation d’un accident du travail pour un salarié en CDD comprend plusieurs volets, identiques à ceux applicables aux salariés en CDI. La victime peut prétendre à des indemnités couvrant la perte de revenus, les frais de soins et les éventuelles séquelles permanentes.
Les indemnités journalières (IJ)
Dès le premier jour d’arrêt de travail suivant l’accident (le jour de l’accident est intégralement pris en charge par l’employeur), la CPAM verse des indemnités journalières au salarié :
- Du 1er au 28e jour d’arrêt : 60 % du salaire journalier de référence.
- À partir du 29e jour : 80 % du salaire journalier de référence.
Ces indemnités sont versées sans délai de carence (contrairement à un arrêt maladie ordinaire) et ce, jusqu’à la guérison ou la consolidation de l’état de santé de la victime.
Le salaire journalier de référence est calculé sur la base du salaire brut du mois précédant l’arrêt divisé par 30,42. L’indemnité journalière maximale en accident du travail est plafonnée à environ 220 euros par jour (montant indicatif 2024). Pour un salarié au SMIC en CDD, l’IJ est d’environ 35 euros/jour les 28 premiers jours, puis environ 47 euros/jour ensuite.
Les indemnités complémentaires de l’employeur
En plus des indemnités journalières de la CPAM, le salarié en CDD peut bénéficier d’indemnités complémentaires versées par l’employeur, à condition de justifier d’au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise. Toutefois, en cas d’accident du travail, la condition d’ancienneté n’est pas requise si la convention collective applicable prévoit des dispositions plus favorables.
Ces indemnités complémentaires portent la rémunération du salarié à :
- 90 % du salaire brut pendant les 30 premiers jours.
- 66,66 % du salaire brut pendant les 30 jours suivants.
Ces durées sont augmentées de 10 jours par tranche de 5 ans d’ancienneté. Les indemnités complémentaires de l’employeur sont versées jusqu’à la fin du CDD, même si l’arrêt de travail se prolonge au-delà.
Contrairement à un salarié en CDI dont les indemnités complémentaires de l’employeur peuvent courir sur toute la durée de l’arrêt, pour un salarié en CDD, ces indemnités s’arrêtent au terme du contrat. Passé cette date, seules les indemnités journalières de la CPAM continuent à être versées jusqu’à la guérison ou la consolidation.
La rente d’incapacité permanente
Si l’accident du travail laisse des séquelles permanentes après consolidation, la victime se voit attribuer un taux d’incapacité permanente partielle (IPP) par le médecin-conseil de la CPAM :
- Taux inférieur à 10 % : versement d’un capital forfaitaire.
- Taux égal ou supérieur à 10 % : versement d’une rente viagère calculée sur la base du salaire annuel et du taux d’IPP.
Le calcul de la rente prend en compte le salaire perçu pendant le CDD, ce qui peut être pénalisant si le contrat était de courte durée. Il est alors d’autant plus important de se faire accompagner pour contester un taux d’IPP sous-évalué ou un salaire de référence trop faible.
Paul, 26 ans, travaille en CDD de 6 mois comme commis de cuisine. En portant une marmite, il se brûle gravement les bras avec de l’huile bouillante. L’accident est déclaré dans les 24 heures. Après plusieurs mois de soins, Paul conserve des séquelles cicatricielles importantes et une raideur au poignet droit. La CPAM lui attribue un taux d’IPP de 12 %. Même si son CDD est terminé depuis longtemps, Paul perçoit une rente viagère. Par la suite, un avocat l’accompagne pour engager une action en faute inexcusable de l’employeur (absence de gants de protection adaptés), ce qui lui permet d’obtenir une majoration de sa rente et l’indemnisation de ses préjudices personnels (souffrances endurées, préjudice esthétique).
Fin du CDD et accident du travail : quelles conséquences ?
La question de l’articulation entre la fin du CDD et l’arrêt de travail consécutif à un accident du travail est source de nombreuses interrogations. Plusieurs règles importantes s’appliquent.
L’arrêt de travail ne prolonge pas le CDD
Contrairement à une idée reçue, un arrêt de travail pour accident du travail ne prolonge pas la durée du CDD. Le contrat prend fin à la date prévue initialement, même si le salarié est encore en arrêt. La suspension du contrat de travail pendant l’arrêt n’a pas pour effet de reporter le terme du CDD.
Le CDD arrive à son terme à la date prévue, que le salarié soit ou non en arrêt de travail. Cependant, les indemnités journalières de la CPAM continuent d’être versées au-delà de la fin du CDD, jusqu’à la guérison ou la consolidation. La victime ne se retrouve donc pas sans ressources.
L’indemnité de fin de contrat (précarité)
Le salarié en CDD victime d’un accident du travail conserve son droit à l’indemnité de fin de contrat (dite « prime de précarité »), égale à 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant le contrat. Cette indemnité est due quelle que soit la raison de la fin du CDD.
La protection contre la rupture anticipée du CDD
Pendant la période de suspension du contrat pour accident du travail, l’employeur ne peut pas rompre le CDD de manière anticipée, sauf en cas de faute grave du salarié ou de force majeure. Si l’employeur rompt le CDD en violation de ces règles, le salarié a droit à des dommages et intérêts au moins égaux aux rémunérations qu’il aurait perçues jusqu’au terme du contrat.
« Au cours des périodes de suspension, l’employeur ne peut résilier le contrat de travail à durée déterminée que s’il justifie soit d’une faute grave de l’intéressé, soit d’un cas de force majeure. »
Le droit à l’inscription à Pôle emploi
À l’issue du CDD, si le salarié est toujours en arrêt de travail, il ne peut pas s’inscrire immédiatement à Pôle emploi (France Travail). L’inscription interviendra à la fin de l’arrêt de travail. Toutefois, les droits à l’allocation chômage sont préservés et calculés normalement.
Faute inexcusable de l’employeur : un recours majeur pour les salariés en CDD
La faute inexcusable de l’employeur constitue un levier d’indemnisation essentiel, particulièrement pertinent pour les salariés en CDD. En effet, les travailleurs temporaires sont souvent affectés à des postes à risque sans formation adéquate ni mesures de sécurité adaptées.
Qu’est-ce que la faute inexcusable ?
Il y a faute inexcusable lorsque l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel le salarié était exposé et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en protéger. La jurisprudence a considérablement élargi cette notion depuis l’arrêt de la Cour de cassation du 28 février 2002.
« La faute inexcusable de l’employeur est présumée établie pour les salariés titulaires d’un contrat de travail à durée déterminée et les salariés temporaires, victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, lorsqu’ils n’ont pas bénéficié de la formation renforcée à la sécurité prévue par l’article L. 4154-2. »
C’est un droit fondamental et trop souvent méconnu : la loi prévoit une présomption de faute inexcusable au bénéfice des salariés en CDD et des intérimaires lorsque l’employeur n’a pas dispensé la formation renforcée à la sécurité prévue par le Code du travail. Cela signifie que la victime n’a pas à prouver la faute de l’employeur : c’est à l’employeur de démontrer qu’il a bien rempli cette obligation. Ce régime est beaucoup plus favorable que celui applicable aux salariés en CDI.
Les conséquences de la faute inexcusable
Si la faute inexcusable est reconnue, la victime obtient :
- La majoration de la rente d’incapacité permanente à son maximum.
- L’indemnisation de préjudices complémentaires non couverts par la Sécurité sociale : souffrances physiques et morales, préjudice esthétique, préjudice d’agrément, perte de possibilité de promotion professionnelle, préjudice des proches en cas de décès.
La procédure de reconnaissance de la faute inexcusable
La procédure se déroule en deux temps :
- Phase amiable : saisine de la CPAM pour une tentative de conciliation entre le salarié et l’employeur.
- Phase contentieuse : en cas d’échec de la conciliation, saisine du pôle social du tribunal judiciaire (anciennement tribunal des affaires de sécurité sociale). La victime résidant dans certains départements peut saisir le tribunal compétent de son lieu de résidence.
L’action en faute inexcusable doit être engagée dans un délai de 2 ans à compter de la date de l’accident du travail ou de la cessation du paiement des indemnités journalières (article L. 431-2 du Code de la sécurité sociale). Passé ce délai, l’action est prescrite et la victime perd définitivement la possibilité de faire reconnaître la faute de l’employeur. Il est donc essentiel d’agir rapidement.
Les recours du salarié en CDD victime d’un accident du travail
Au-delà de la faute inexcusable, le salarié en CDD victime d’un accident du travail dispose de plusieurs recours pour faire valoir ses droits et obtenir une indemnisation juste et complète.
Contestation du refus de reconnaissance de l’accident du travail
Si la CPAM refuse de reconnaître le caractère professionnel de l’accident, la victime peut contester cette décision :
- Recours amiable : saisine de la Commission de Recours Amiable (CRA) de la CPAM dans un délai de 2 mois.
- Recours contentieux : en cas de rejet par la CRA, saisine du pôle social du tribunal judiciaire.
Contestation du taux d’incapacité permanente
Si la victime estime que le taux d’IPP attribué est insuffisant, elle peut saisir le tribunal du contentieux de l’incapacité (désormais le pôle social du tribunal judiciaire) pour demander une réévaluation. L’accompagnement par un médecin-conseil de victime est fortement recommandé pour cette démarche, afin de disposer d’un avis médical indépendant. Un médecin expert spécialisé peut évaluer correctement l’étendue des séquelles.
Rupture abusive du CDD pendant l’arrêt de travail
Si l’employeur rompt le CDD de manière anticipée pendant la période de suspension liée à l’accident du travail, sans invoquer une faute grave ou un cas de force majeure, le salarié peut saisir le conseil de prud’hommes pour obtenir des dommages et intérêts. Ces dommages et intérêts correspondent au minimum aux rémunérations que le salarié aurait perçues jusqu’au terme du contrat, auxquelles s’ajoutent l’indemnité de fin de contrat et, le cas échéant, des dommages et intérêts supplémentaires.
Marie, 32 ans, travaille en CDD de 4 mois dans un EHPAD. Elle se blesse le dos en déplaçant un résident. L’accident est déclaré et un arrêt de travail de 6 semaines est prescrit. Deux semaines plus tard, l’EHPAD lui notifie la « fin anticipée » de son CDD. Marie saisit le conseil de prud’hommes. Le tribunal constate que la rupture est intervenue pendant la période de suspension et qu’aucune faute grave n’est caractérisée. Marie obtient des dommages et intérêts équivalents à 2 mois et demi de salaire (la durée restante du CDD), soit environ 4 500 euros, auxquels s’ajoute l’indemnité de précarité. En parallèle, son avocat engage une action en faute inexcusable (absence de formation au port des résidents), qui aboutit à une majoration de sa rente.
Recours contre un tiers responsable
Si l’accident du travail est causé par un tiers (par exemple, un accident de la route pendant une mission, une agression sur le lieu de travail), la victime dispose d’un recours supplémentaire en responsabilité civile contre ce tiers, en plus de la couverture accident du travail. Ce recours permet d’obtenir la réparation intégrale du préjudice selon les règles du droit commun, ce qui est généralement plus favorable que le seul régime de la Sécurité sociale.
Pour les salariés victimes d’un accident de la route dans le cadre d’un déplacement professionnel, le cumul des deux régimes d’indemnisation est particulièrement avantageux.
La victime d’un accident du travail en CDD dispose de plusieurs recours cumulables :
– Indemnités journalières et rente de la Sécurité sociale (automatique)
– Action en faute inexcusable de l’employeur (présomption favorable aux CDD)
– Action en rupture abusive du CDD devant les prud’hommes
– Recours contre un tiers responsable en responsabilité civile
– Contestation du taux d’IPP ou du refus de reconnaissance par la CPAM
Quand faire appel à un avocat spécialisé ?
Le recours à un avocat spécialisé en dommage corporel et droit du travail est vivement recommandé dans les situations suivantes :
- L’employeur refuse de déclarer l’accident du travail ou conteste son caractère professionnel.
- La CPAM refuse la reconnaissance de l’accident du travail.
- Le taux d’IPP attribué semble insuffisant au regard des séquelles.
- La victime souhaite engager une action en faute inexcusable.
- L’employeur a rompu le CDD de manière anticipée pendant l’arrêt.
- L’accident implique un tiers (accident de la route, agression).
- La victime conserve des séquelles importantes nécessitant une indemnisation complémentaire.
L’accompagnement par un professionnel du droit permet de maximiser l’indemnisation et de sécuriser chaque étape de la procédure. Pour les victimes ayant obtenu une indemnisation importante sous forme de capital, il peut être judicieux de consulter un cabinet spécialisé dans la gestion du capital indemnitaire afin de sécuriser et faire fructifier les sommes perçues.
La permanence de l’association Aide aux Victimes de France oriente gratuitement les salariés en CDD victimes d’un accident du travail vers des avocats spécialisés en droit du dommage corporel et en droit de la sécurité sociale. L’action en faute inexcusable est soumise à un délai de prescription de 2 ans : il est important de ne pas tarder.
Questions fréquentes sur l’accident du travail en CDD
Questions fréquentes
Un salarié en CDD a-t-il les mêmes droits qu'un salarié en CDI en cas d'accident du travail ?
Oui, le salarié en CDD bénéficie exactement des mêmes droits que le salarié en CDI en matière d’accident du travail : prise en charge des soins à 100 %, indemnités journalières, rente d’incapacité permanente en cas de séquelles, et possibilité d’engager une action en faute inexcusable de l’employeur. La nature du contrat de travail n’a aucune incidence sur ces droits.
L'arrêt de travail pour accident du travail prolonge-t-il la durée du CDD ?
Non. L’arrêt de travail consécutif à un accident du travail ne prolonge pas la durée du CDD. Le contrat prend fin à la date initialement prévue. Toutefois, les indemnités journalières de la Sécurité sociale continuent d’être versées après la fin du CDD, jusqu’à la guérison ou la consolidation.
Que faire si l'employeur refuse de déclarer l'accident du travail en CDD ?
Si l’employeur refuse de procéder à la déclaration, la victime peut effectuer elle-même la déclaration directement auprès de la CPAM, par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de 2 ans à compter de l’accident. Il est conseillé de joindre le certificat médical initial, un récit des circonstances et les coordonnées de témoins éventuels.
Qu'est-ce que la présomption de faute inexcusable pour les salariés en CDD ?
L’article L. 4154-3 du Code du travail prévoit que la faute inexcusable de l’employeur est présumée lorsque le salarié en CDD ou en intérim n’a pas bénéficié de la formation renforcée à la sécurité. Cela signifie que la victime n’a pas à prouver la faute : c’est à l’employeur de démontrer qu’il a bien dispensé cette formation. Cette présomption facilite considérablement l’action en justice.
Peut-on être licencié pendant un arrêt de travail pour accident du travail en CDD ?
L’employeur ne peut pas rompre de manière anticipée le CDD pendant la période de suspension liée à l’accident du travail, sauf en cas de faute grave du salarié ou de force majeure. Toute rupture en violation de cette règle ouvre droit à des dommages et intérêts au moins égaux aux rémunérations restant à courir jusqu’au terme du contrat.
Quel est le délai pour engager une action en faute inexcusable ?
Le délai de prescription est de 2 ans à compter de la date de l’accident du travail ou de la cessation du paiement des indemnités journalières (article L. 431-2 du Code de la sécurité sociale). Passé ce délai, l’action est définitivement prescrite. Il est donc impératif de se rapprocher rapidement d’un avocat spécialisé pour ne pas perdre ce droit.
Témoignages
— Julien, 29 ans, accident du travail en CDD dans le BTPBon moi je bossais en CDD sur un chantier, je me suis pris une planche sur le dos en tombant d’un echafaudage mal sécurisé.. Mon patron voulait pas déclarer l’accident du travail, il me disait que c’etait rien. J’ai quand meme été voir un medecin et fait la declaration moi meme a la CPAM. Au final accident reconnu et en plus on m’a dit que j’avais droit a la faute inexcusable parce que j’avais jamais eu de formation sécurité. Grace a avf.fr j’ai été mis en contact avec un avocat et j’ai obtenu la majoration de ma rente + 18000€ pour mes prejudices. Faut pas se laisser faire meme en CDD
— Amina, 35 ans, aide-soignante en CDDFranchement je savais meme pas que en CDD on avait autant de droits. J’me suis blessée au dos en soulevant un patient, arret de travail de 3 mois. Mon CDD s’est terminé pendant mon arret mais j’ai continué a toucher les indemnités de la secu. C’est en lisant le site avf.fr que j’ai compris que je pouvais demander la faute inexcusable vu que j’avais pas eu de formation pour les gestes. L’avocat s’est occupé de tout et la rente a été majorée. Honnêtement sans ces infos j’aurais rien fait
— Thomas, 24 ans, intérimaire devenu CDDJuste pour partager mon experience. Accident de travail en CDD dans un entrepot logistique, un transpalette m’a roulé sur le pied. L’employeur a bien déclaré l’accident mais par contre il a voulu casser mon CDD 2 semaines apres.. J’ai saisi les prudhommes avec l’aide d’un avocat et j’ai eu des dommages et interets pour rupture abusive. En plus des indemnités journalières et de tout le reste. Le conseil c’est vraiment de pas accepter n’importe quoi et de se renseigner sur ses droits



