Démarches de reconnaissance d’une maladie professionnelle : guide complet étape par étape - avf.fr
La reconnaissance d’une maladie professionnelle est une étape déterminante pour toute personne dont la santé s’est dégradée en raison de son activité de travail. Cette reconnaissance ouvre droit à une prise en charge intégrale des soins, au versement d’indemnités journalières majorées et, le cas échéant, à une rente d’incapacité permanente. Pourtant, les démarches de reconnaissance d’une maladie professionnelle restent souvent méconnues et peuvent sembler complexes. Délais à respecter, formulaires à remplir, intervention du CRRMP… chaque étape compte et une erreur peut retarder considérablement la procédure.
Ce guide détaille l’ensemble des démarches de reconnaissance d’une maladie professionnelle, depuis le premier certificat médical jusqu’à la décision finale de la CPAM. La victime ou ses ayants droit y trouveront toutes les informations nécessaires pour constituer un dossier solide et faire valoir leurs droits. Pour toute question, la permanence de l’Association d’Aide aux Victimes de France est disponible gratuitement.

Sommaire
- Les 5 étapes de la reconnaissance d’une maladie professionnelle
- Le rôle des tableaux des maladies professionnelles
- Qui doit faire la demande de reconnaissance ?
- Les documents nécessaires au dossier
- Délai pour faire la demande de reconnaissance
- Maladie professionnelle hors tableau : le rôle du CRRMP
- Les conséquences de la reconnaissance de maladie professionnelle
- Que faire en cas de refus de reconnaissance ?
- Questions fréquentes
Les 5 étapes de la reconnaissance d’une maladie professionnelle
Les démarches de reconnaissance d’une maladie professionnelle suivent un processus bien défini, encadré par le Code de la sécurité sociale. Chaque étape est essentielle et conditionne la suivante. La victime a tout intérêt à connaître précisément ce parcours pour anticiper les délais et préparer les pièces demandées.
Étape 1 : obtenir un diagnostic médical et avertir la CPAM
La toute première démarche consiste à consulter un médecin — le médecin traitant ou un spécialiste — qui établit un certificat médical initial (CMI). Ce certificat décrit la pathologie constatée et établit un lien présumé avec l’activité professionnelle. Il constitue la pièce fondamentale du dossier.
La victime doit ensuite avertir la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) dont elle dépend. En cas d’arrêt de travail, celui-ci doit être transmis dans un délai de 15 jours. La CPAM adresse alors un formulaire de déclaration à compléter et à renvoyer, accompagné des volets d’arrêt du médecin traitant ou du spécialiste, ainsi que de l’attestation de salaire établie par l’employeur.
La maladie professionnelle résulte d’une exposition prolongée à un risque lié au travail (substances chimiques, gestes répétitifs, bruit…). Elle se distingue de l’accident du travail, qui est un événement soudain. Les démarches et les formulaires sont différents. En cas de doute, il est recommandé de consulter un médecin expert conseil indépendant.
Étape 2 : transmission et instruction du dossier par la CPAM
Une fois la déclaration reçue, la CPAM vérifie si la pathologie figure dans l’un des tableaux des maladies professionnelles. Si la maladie est inscrite dans un tableau et que toutes les conditions sont réunies (délai de prise en charge, durée d’exposition, travaux effectués), la procédure est relativement rapide.
Si la maladie ne figure pas dans un tableau, ou si l’une des conditions n’est pas remplie, la CPAM doit saisir le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) pour qu’une enquête approfondie soit menée.
Tout au long de l’instruction, la victime a le droit de consulter son dossier auprès de la CPAM. Il est vivement conseillé de le faire avant la clôture de l’instruction, afin de vérifier que toutes les pièces sont bien présentes et que les éléments transmis par l’employeur ne sont pas défavorables.
Étape 3 : évaluation par le CRRMP (si nécessaire)
Lorsque le dossier est transmis au CRRMP, ce comité a pour mission de déterminer si la maladie est directement causée par les conditions de travail habituelles de la victime. Le CRRMP est composé de trois membres :
- Un médecin-conseil régional de l’assurance maladie
- Un médecin inspecteur régional du travail
- Un professeur d’université ou praticien hospitalier spécialisé dans la pathologie concernée
L’expert missionné peut se rendre sur le lieu de travail pour évaluer les conditions d’exposition. Il rend ensuite un avis motivé, favorable ou défavorable, à la reconnaissance de la maladie professionnelle.
Étape 4 : décision de la CPAM — reconnaissance ou refus
Sur la base de l’instruction du dossier (et de l’avis du CRRMP le cas échéant), la CPAM rend sa décision de reconnaissance ou de refus du caractère professionnel de la maladie. Cette décision est notifiée par courrier à la victime ainsi qu’à l’employeur.
Reconnaissance : la victime bénéficie de la prise en charge à 100 % des soins liés à la maladie professionnelle, d’indemnités journalières majorées et, en cas de séquelles permanentes, d’une rente d’incapacité.
Refus : la victime peut contester la décision devant la commission médicale de recours amiable (CMRA), puis devant le pôle social du tribunal judiciaire.
Étape 5 : délai de reconnaissance d’une maladie professionnelle
La CPAM dispose d’un délai de 120 jours francs (environ 4 mois) à compter de la réception du dossier complet pour statuer sur le caractère professionnel de la maladie. Ce délai a été harmonisé par le décret n° 2019-356 du 23 avril 2019.
Lorsque le dossier nécessite l’intervention du CRRMP, la CPAM dispose d’un délai supplémentaire de 120 jours pour transmettre le dossier et obtenir l’avis du comité, portant le délai total à environ 240 jours (8 mois).
Sans CRRMP : 120 jours (environ 4 mois).
Avec CRRMP : jusqu’à 240 jours (environ 8 mois).
En l’absence de décision dans le délai : la reconnaissance est acquise par accord tacite.
La caisse dispose d’un délai de 120 jours francs pour statuer sur le caractère professionnel de la maladie. Ce délai court à compter de la date à laquelle la caisse dispose de la déclaration de la maladie professionnelle, du certificat médical initial et du résultat des examens complémentaires prescrits par les tableaux.
Le rôle des tableaux des maladies professionnelles
Les tableaux des maladies professionnelles constituent le socle du système de reconnaissance en France. Il existe plus de 100 tableaux pour le régime général et une cinquantaine pour le régime agricole. Chaque tableau correspond à une pathologie ou un groupe de pathologies liées à des conditions de travail spécifiques.
Pour que la maladie soit reconnue par le biais d’un tableau, trois conditions cumulatives doivent être réunies :
- La pathologie : la maladie dont souffre la victime doit correspondre à celle décrite dans le tableau
- Le délai de prise en charge : la maladie doit avoir été constatée médicalement dans le délai prévu par le tableau, après la fin de l’exposition au risque
- La liste des travaux : la victime doit avoir exercé un travail figurant sur la liste indicative ou limitative du tableau (la distinction est importante)
Marie, 52 ans, est ouvrière en usine depuis 20 ans. Elle effectue des gestes répétitifs sur une chaîne de montage. Son médecin diagnostique un syndrome du canal carpien bilatéral. Cette pathologie figure au tableau n° 57 des maladies professionnelles (affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail). Le délai de prise en charge est de 30 jours. Marie a cessé son activité il y a 15 jours. Les trois conditions sont réunies : la reconnaissance est présumée, et la CPAM n’a pas besoin de saisir le CRRMP.
Lorsque la liste des travaux est indicative, la victime bénéficie d’une présomption d’imputabilité même si son activité exacte ne figure pas sur la liste. En revanche, lorsque la liste est limitative, seuls les travaux expressément mentionnés permettent la reconnaissance. Il est donc essentiel de vérifier précisément le contenu du tableau concerné. Par exemple, le tableau 32 relatif aux affections provoquées par le fluor comporte une liste limitative de travaux.
Lorsque toutes les conditions d’un tableau sont remplies, la maladie est présumée d’origine professionnelle. La victime n’a pas à prouver le lien de causalité entre son travail et sa maladie. C’est un avantage considérable par rapport à la procédure hors tableau, où la charge de la preuve est plus lourde.
Reconnaissance d’une maladie professionnelle : qui doit faire la demande ?
C’est la victime elle-même — ou ses ayants droit en cas de décès — qui doit effectuer la demande de reconnaissance de maladie professionnelle. Contrairement à l’accident du travail, ce n’est pas l’employeur qui déclare la maladie professionnelle. L’employeur n’a d’ailleurs parfois aucun intérêt à faciliter cette reconnaissance, car elle peut entraîner une majoration de ses cotisations AT/MP.
La demande est adressée à la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) pour les salariés du régime général, ou à la MSA (Mutualité sociale agricole) pour les travailleurs agricoles.
Contrairement à l’accident du travail, la déclaration de maladie professionnelle incombe exclusivement à la victime ou à ses ayants droit. Il ne faut pas attendre que l’employeur fasse les démarches. Plus la déclaration est faite tôt, plus la prise en charge sera rapide.
La déclaration s’effectue au moyen du formulaire CERFA S6100 (ou CERFA n° 60-3950), accompagné du certificat médical initial en double exemplaire. Un modèle de lettre est disponible sur le site pour faciliter la rédaction du courrier d’accompagnement.
L’Association d’Aide aux Victimes de France accompagne gratuitement les personnes dans leurs démarches de reconnaissance d’une maladie professionnelle.
Les documents nécessaires au dossier de maladie professionnelle
Pour maximiser les chances de reconnaissance, le dossier doit être le plus complet possible dès l’envoi initial. Voici la liste des pièces à rassembler :
- Le formulaire CERFA S6100 (déclaration de maladie professionnelle), dûment rempli et signé
- Le certificat médical initial (CMI) établi par le médecin, décrivant la pathologie et son lien avec l’activité professionnelle
- Les volets d’arrêt de travail (si la maladie entraîne un arrêt)
- L’attestation de salaire établie par l’employeur (nécessaire au calcul des indemnités journalières)
- Les résultats d’examens complémentaires prescrits par le tableau concerné (radiographies, analyses sanguines, audiogrammes, etc.)
- Un descriptif détaillé des postes occupés et des conditions de travail (durée d’exposition, produits utilisés, gestes effectués)
La victime a tout intérêt à conserver une copie de chaque document envoyé à la CPAM. En cas de contestation ultérieure, ces copies seront indispensables. Il est également recommandé d’envoyer le dossier en lettre recommandée avec accusé de réception pour disposer d’une preuve de la date d’envoi.
Délai pour faire la demande de reconnaissance
La victime dispose d’un délai de 2 ans pour effectuer sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle. Ce délai court à compter de la date à laquelle la personne est informée — par un certificat médical ou par tout autre moyen — du lien possible entre sa maladie et son activité professionnelle.
Il est important de ne pas confondre ce délai de déclaration avec le délai de prise en charge inscrit dans les tableaux. Le délai de prise en charge est le délai maximal dans lequel la maladie doit avoir été constatée médicalement après la cessation de l’exposition au risque. Ces deux délais sont indépendants l’un de l’autre.
La déclaration de la maladie professionnelle doit être faite dans un délai de deux ans à compter de la date à laquelle la victime est informée par un certificat médical du lien possible entre sa maladie et une activité professionnelle.
Paul, 58 ans, ancien peintre en bâtiment, a été exposé pendant 25 ans à des solvants organiques. En 2020, il est diagnostiqué avec une encéphalopathie chronique. Son médecin lui indique en mars 2020 que cette pathologie peut être liée à son exposition professionnelle. Paul a donc jusqu’en mars 2022 pour effectuer sa déclaration auprès de la CPAM. S’il dépasse ce délai, sa demande sera irrecevable.
Il est également possible de faire reconnaître une maladie professionnelle peu avant ou après le départ à la retraite. Le fait d’être retraité ne supprime pas le droit à la reconnaissance, à condition que le délai de 2 ans soit respecté.
Maladie professionnelle hors tableau : le rôle du CRRMP
Lorsque la maladie ne figure pas dans les tableaux des maladies professionnelles, ou lorsque les conditions prévues par un tableau ne sont pas toutes remplies, la victime peut tout de même obtenir une reconnaissance. La procédure passe alors par le Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP).
Deux cas de figure se présentent :
Cas 1 : maladie inscrite dans un tableau mais conditions incomplètes
La pathologie figure bien dans un tableau, mais l’une des conditions n’est pas remplie (par exemple, le délai de prise en charge est dépassé, ou l’activité exercée ne figure pas dans la liste limitative des travaux). Dans ce cas, le CRRMP doit établir que la maladie est directement causée par le travail habituel de la victime.
Cas 2 : maladie non inscrite dans un tableau
La pathologie n’est répertoriée dans aucun tableau. La reconnaissance est alors possible à condition que le CRRMP établisse que la maladie est essentiellement et directement causée par le travail habituel de la victime, ET qu’elle entraîne soit le décès de la victime, soit une incapacité permanente d’au moins 25 %.
Pour les maladies hors tableau, le taux d’incapacité permanente de 25 % est une condition sine qua non. Ce taux est évalué par le médecin-conseil de la CPAM. Si le taux est inférieur à 25 %, la reconnaissance par la voie complémentaire est impossible. Il est donc essentiel de bien documenter l’ensemble des séquelles. Un médecin expert indépendant peut aider la victime à préparer cette évaluation.
Environ 50 à 60 % des dossiers soumis au CRRMP reçoivent un avis favorable, selon les rapports annuels de l’Assurance maladie — Risques professionnels. Le taux varie fortement selon les régions et les pathologies concernées.
Les conséquences de la reconnaissance de maladie professionnelle
Une fois la maladie reconnue d’origine professionnelle, la victime bénéficie de nombreux avantages par rapport au régime de droit commun de l’assurance maladie :
- Prise en charge à 100 % de tous les frais médicaux liés à la maladie professionnelle (consultations, soins, médicaments, hospitalisation, rééducation), sans avance de frais
- Indemnités journalières majorées en cas d’arrêt de travail : 60 % du salaire journalier de base les 28 premiers jours, puis 80 % à partir du 29e jour
- Rente d’incapacité permanente si des séquelles subsistent après consolidation, calculée en fonction du taux d’incapacité
- Protection renforcée contre le licenciement pendant l’arrêt de travail et à la reprise
- En cas d’inaptitude déclarée par le médecin du travail, indemnité spéciale de licenciement doublée par rapport à l’indemnité légale
La reconnaissance de maladie professionnelle donne droit à une prise en charge intégrale des soins, à des indemnités journalières majorées, à une éventuelle rente d’incapacité et à une protection renforcée de l’emploi. Ces droits sont nettement plus favorables que ceux du régime maladie classique.
Par ailleurs, si la faute inexcusable de l’employeur est établie (par exemple, s’il n’a pas respecté les normes de sécurité ou n’a pas fourni les équipements de protection), la victime peut obtenir une majoration de sa rente ainsi qu’une indemnisation complémentaire de l’ensemble de ses préjudices, conformément à la nomenclature Dintilhac.
Que faire en cas de refus de reconnaissance ?
Le refus de reconnaissance d’une maladie professionnelle n’est pas définitif. La victime dispose de plusieurs voies de recours :
Le recours amiable devant la CRA ou la CMRA
La victime peut contester la décision dans un délai de 2 mois suivant la notification du refus. Si le refus porte sur un aspect administratif, le recours est adressé à la Commission de recours amiable (CRA). Si le refus porte sur un aspect médical (taux d’incapacité, lien de causalité), le recours est adressé à la Commission médicale de recours amiable (CMRA).
Le recours contentieux devant le tribunal judiciaire
Si le recours amiable est rejeté, la victime peut saisir le pôle social du tribunal judiciaire compétent. Cette juridiction est compétente pour tous les litiges relatifs à la sécurité sociale. Selon la localisation de la victime, il peut s’agir par exemple du tribunal judiciaire de Créteil, du tribunal judiciaire de Pontoise ou du tribunal judiciaire de Grenoble.
Pour un recours contentieux, il est fortement recommandé de se faire accompagner par un avocat spécialisé en droit de la sécurité sociale. L’annuaire du réseau AVF permet d’identifier des professionnels compétents dans chaque département. Un avocat expérimenté connaît les exigences des juges et peut considérablement augmenter les chances de succès.
L’Association d’Aide aux Victimes de France, partenaire de avf.fr, peut orienter la victime vers un avocat spécialisé et l’accompagner dans ses démarches de recours.
Questions fréquentes sur les démarches de reconnaissance d’une maladie professionnelle
Questions fréquentes
Quel est le délai pour déclarer une maladie professionnelle à la CPAM ?
La victime dispose d’un délai de 2 ans à compter de la date à laquelle elle est informée du lien possible entre sa maladie et son activité professionnelle (par un certificat médical ou tout autre moyen). Passé ce délai, la demande est irrecevable. Ce délai est prévu par l’article L. 461-1 du Code de la sécurité sociale.
Peut-on faire reconnaître une maladie professionnelle après la retraite ?
Oui, il est tout à fait possible de faire reconnaître une maladie professionnelle après le départ à la retraite. Le fait d’être retraité ne supprime pas le droit à la reconnaissance. La condition est de respecter le délai de 2 ans à compter de la date d’information sur le lien entre la maladie et l’activité professionnelle.
Que se passe-t-il si la CPAM ne répond pas dans le délai imparti ?
Si la CPAM ne notifie pas sa décision dans le délai de 120 jours (ou 240 jours en cas de saisine du CRRMP), la reconnaissance de la maladie professionnelle est acquise par accord tacite. Il est donc important de noter précisément la date d’envoi du dossier complet.
Comment savoir si une maladie est inscrite dans un tableau de maladies professionnelles ?
La liste complète des tableaux des maladies professionnelles est consultable sur le site avf.fr. Chaque tableau détaille la pathologie concernée, le délai de prise en charge et la liste des travaux susceptibles de provoquer la maladie. En cas de doute, un médecin du travail ou un médecin expert conseil peut aider à identifier le tableau applicable.
L'employeur peut-il s'opposer à la reconnaissance de la maladie professionnelle ?
L’employeur est informé de la procédure et peut émettre des réserves ou transmettre des observations à la CPAM. Cependant, il ne dispose pas d’un droit de veto. La décision finale appartient à la CPAM, sur la base des éléments médicaux et de l’enquête menée. Si l’employeur conteste la décision, il peut exercer un recours de son côté, mais cela ne suspend pas les droits de la victime.
Faut-il un avocat pour faire reconnaître une maladie professionnelle ?
La déclaration initiale ne nécessite pas obligatoirement l’assistance d’un avocat. Toutefois, en cas de maladie hors tableau, de contestation par l’employeur ou de refus de la CPAM, l’accompagnement par un avocat spécialisé en droit de la sécurité sociale est vivement recommandé. L’Association d’Aide aux Victimes de France peut orienter la victime vers un professionnel compétent via son réseau d’avocats partenaires.
Conclusion : ne pas négliger les démarches de reconnaissance d’une maladie professionnelle
Les démarches de reconnaissance d’une maladie professionnelle peuvent paraître fastidieuses, mais elles sont indispensables pour accéder à une prise en charge optimale et à une indemnisation à la hauteur du préjudice subi. Un dossier bien préparé, envoyé dans les délais, avec l’ensemble des pièces justificatives, maximise les chances de reconnaissance. Et en cas de refus, des voies de recours existent.
L’accompagnement par un professionnel — médecin expert indépendant, avocat spécialisé ou association d’aide aux victimes — fait souvent la différence entre un dossier qui aboutit et un dossier qui échoue. La victime ne doit pas hésiter à solliciter de l’aide dès les premières étapes de la procédure.
L’Association d’Aide aux Victimes de France, partenaire de avf.fr, accompagne gratuitement les victimes de maladies professionnelles dans toutes leurs démarches de reconnaissance et d’indemnisation.
Témoignages
— Laurent, 56 ans, ancien maçonBon moi ça fait 30 ans que je suis dans le bâtiment et j’ai des problèmes de dos terrible depuis des années.. j’ai jamais pensé que c’était une maladie pro, je pensais que c’était normal vu le métier. C’est mon kiné qui m’a dit de faire les démarches. J’ai trouvé le formulaire CERFA sur avf.fr et j’ai suivi les étapes une par une. 4 mois après j’ai eu la reconnaissance, franchement si j’avais su plus tôt je l’aurais fait y a 10 ans
— Sandrine, 47 ans, aide-soignanteHonnêtement c’est pas simple les démarches quand on est déjà en arrêt et qu’on souffre.. moi j’ai un syndrome du canal carpien des deux mains à force de porter les patients. L’assurance maladie a mis 3 mois pour me répondre mais au final c’est passé car c’était dans le tableau 57. Ce que je regrette c’est de pas avoir consulté mon dossier pendant l’instruction, y avait un courrier de mon employeur qui disait que je faisais pas de gestes répétitifs alors que c’est faux.. heureusement ça a marché quand même
— Thierry, 62 ans, retraité ancien soudeurMoi j’ai fait ma demande de maladie pro après la retraite, je savais même pas que c’était possible ! C’est en cherchant sur internet que j’ai trouvé avf.fr qui expliquait qu’on avait 2 ans pour déclarer. Mon médecin m’a fait le certificat, j’ai envoyé le dossier et le CRRMP a été saisi parce que j’étais plus dans les délais du tableau. Au final j’ai eu la reconnaissance et une rente d’incapacité de 15%. C’est pas énorme mais ça aide bien quand on est à la retraite


Patrick Kloepfer
Président d'honneur de l'AVF
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